Monsieur le commandant**, Romain Slocombe (Pocket, 233 p) 

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Le contexte historique parfaitement reconstitué et visiblement appuyé sur une excellente documentation forme le point fort de ce livre qui se révèle plus intéressant que Suite française ou Le silence de la mer.

La montée du nazisme, la défaite, l’exode sont très bien décrits, l’ambiance antisémite de l’époque également. L’idée de prendre pour héros un pétainiste convaincu aide à faire comprendre plus clairement les raisons qui ont poussé des auteurs de talent à prêter leurs plumes à cette idéologie. 

Côté défauts, on pourra regretter le prétexte épistolaire maladroit (la lettre adressée à M. le Commandant se transforme très vite en roman) tout comme l’absence de suspense, le dénouement se devinant très vite. Autre difficulté importante : l’idéologie antisémite, déversée et justifiée tout au long du roman par le héros pétainiste, peut facilement mettre mal à l’aise et bloquer la lecture.

Pour un public averti. 

 

Impérium (Tome 1)***, Conspirata*** (Tome 2), Robert Harris (éd. Pocket) 

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Cette biographie romancée de la vie de Cicéron est si moderne qu’elle efface les deux mille ans d’histoire situés entre-deux. A l’aube de la disparition d’un des premiers systèmes démocratiques du monde, les intrigues semblent pouvoir se juxtaposer au monde politique actuel sans heurts. 

Le personnage de Cicéron s’y révèle poignant.

Homme d’origine modeste et de faible constitution, son profond désir d’évoluer, son génie politique, ses défauts aussi, en font un personnage auquel on s’attache profondément. Les risques qu’il prend comme les compromissions auxquelles il est amené à se soumettre redorent le blason du monde politique en montrant l’importance des enjeux et la dureté de la lutte entre ces grands fauves. César s’y révèle également comme un animal politique d’exception. 

Seul mais réel défaut de ces ouvrages : les descriptions très détaillée des événements, dont les plaidoiries de la carrière d’avocat de Cicéron, seront un vrai frein à l’entrée des lecteurs dans le roman.

Deux ouvrages véritablement fascinants à réserver aux lecteurs aguerris et bons amateurs d’Histoire. 

  

La pourpre et l'olivier. Calixte Ier, le pape oublié - Gilbert Sinoué (Folio, 626p)

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Gilbert Sinoué prend une période trouble de l’histoire romaine (le règne de Commode),  un personnage dont il ne semble rester que peu de traces historiques, Calixte Ier, et avec cela il nous fait sa petite cuisine. 

Un zeste de cruauté et un soupçon d’érotisme : mélangez bien les deux.  Prenez une belle jeune fille innocente (si disponible à la saison), saupoudrez de martyre chrétien. Pimentez l’intrigue avec un amour romantique et contrarié, et c’est prêt ! 

On aime ou on n’aime pas, les goûts en cuisine, cela ne se discute pas.

Disons simplement que ce récit n’est pas destiné aux lecteurs férus d’histoire (Marcia, la célèbre concubine de Commode tombe amoureuse du héros, pour donner un exemple…).

 

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Le mandarin Blanc** Jacques Baudouin (JC Lattes, 325p)

Léger et agréable, une découverte plaisante des tentatives d'évangélisation de la Chine .

Un CD avec les enregistrements des musiques italiennes adaptées aux instruments chinois complète la découverte de l’univers du compositeur Téodorico Pedrini. 

 

 

 Dans l’ombre des Tudors, Hillary Mantel (éd. Sonatine) Tome 1 Le conseiller*** - Tome 2 : le pouvoir*** (474 p)

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Le style très spécifique forme à la fois l’atout charme et le point faible de ce roman historique foisonnant. Impossible de relâcher sa vigilance face au grand nombre de personnages, à l’utilisation assez floue des pronoms et aux conversations qui démarrent parfois sans indications du narrateur initial. C’est quitte ou double ! 

Une fois acclimaté, le personnage de Cromwell fascine par sa complexité ; l’atmosphère bien rendue de l’époque offre le plaisir d’une lecture que l’on mène tambour battant, en attendant la sortie du troisième et dernier volume. Un bon moment de lecture.

 

La fin des hommes : Les grandes familles**, Maurice Druon (Le Livre de poche, 446 p) 

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La veuve éplorée, le lettré arriviste, le banquier sans cœur et sans scrupules, le courageux capitaine, le curé charismatique, toute cette galerie de personnage n’est malheureusement qu’à un pas de la caricature. Le summum étant atteint par ce brave Lulu, roturier de la famille, milliardaire impuissant et amateur de petites poules, qui a réussit à m’évoquer un personnage de Catherine Pancol.  

Reste une peinture caustique et réussie de la France politique et financière de l’entre-deux guerres et une deuxième partie d’ouvrage qui, ayant enfin trouvé enfin son rythme, nous livre une intrigue aux airs de tragédie grecque. 

 Bilan très mitigé au final.

 

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Récits cruels et sanglants durant la guerre des trois Henri*, Jean D’Aillon (J’ai Lu, 473 p) 

La reconstitution historique trop appliquée ôte à ces récits leur naturel. Ajoutez-y des enquêteurs aux personnalités très ternes et vous comprendrez pourquoi ces enquêtes historiques m’ont parfois fait bailler. 

Dommage, car par ailleurs j'ai eu plaisir à redécouvrir la période de La Ligue sous une nouvelle facette. 

N’est pas Robert Merle qui veut….

 

L’alliance T1**, James Michener (Points, 821 p) 

l_allianceDu déclin de la cité de Zimbabwe (XVème) jusqu’en 1840 environ, James Michener refait revivre sous une forme romanesque les différentes ethnies de l’Afrique du Sud.  Il retrace les différentes vagues d’immigration, les mouvements de populations et les conflits qui ont dessiné le pays actuel en s’intéressant plus particulièrement aux Boers et aux Trekboers, ces intrépides fermiers hollandais situés aux frontières.  

Le style agréable allié à une connaissance très pointue de l’histoire du pays (on peut regretter par contre l’absence de citation des sources) donnent au livre tout son intérêt. Le point faible se situe plus dans le choix de narration : étalée sur plusieurs siècles, elle force l’auteur à changer de personnages tous les chapitres. Si certains sont passionnants, d’autres paraissent longuets, en particulier ceux concernant la vie des boers sédentaires, hommes rudes et illettrés dont le quotidien monotone crée un passage à vide  important dans le centre de l’ouvrage.  

  Les deux cent dernières pages, captivantes, annoncent les prémices de la « Guerre des Boers ». 

 

AUTOUR DE LA REVOLUTION CULTURELLE...TROIS LIVRES :

brothersBROTHERS***, de Yu Hua (Babel, éd. Actes sud 984 p)

Cette saga ambitieuse retraçant l'histoire de la Chine de la révolution culturelle à nos jours décrit parfaitement l'évolution accélérée d'un pays qui a compressé trois siècles de développement en quarante années. Le style vif et truculent fait merveille dans la première partie du livre, d'une grande puissance narrative. Le dernier tiers malheureusement déçoit, de par le manque de crédibilité de l'intrigue, un humour gaguesque surprenant, et des références au sexe inutilement insistantes. Mais on aurait tort de bouder ce récit puissant, l'enfance des deux héros justifiant à elle seule la lecture de ce roman.

 

au_zenithAU ZENITH*** de Duong Thu Huong (éd. Sabine Wiespeser, 700p)

En entremêlant quatre récits, cette romancière vietnamienne nous fait part de ses désillusions sur la révolution communiste et en nous donne l'occasion de découvrir le quotidien d'un petit village de montagne.

Les récits sont très inégaux. L'entrée dans le livre est rendue laborieuse par la narration du vieux président Hô-Chi Minh, désormais écarté du pouvoir,  en plein apitoiement sur son sort. Puis se dessine une chronique paysanne très agréable, parfumée aux saveurs d'une cuisine vietnamienne alléchante, partie la plus accrocheuse du livre de mon point de vue. Le récit de Vu, l'ancien compagnon d'arme du président, fait découvrir l'absurdité d'un régime dévoyé de ses idéaux initiaux. Le dernier conclut cette histoire cruelle et visiblement véridique.
La grande qualité de style et la beauté des descriptions donne à ce livre, malgré ses lenteurs et sa difficulté d'accès (il faut passer le cap des 150 premières pages), un intérêt véritable.

 

jusqu_au_matinJUSQU'AU MATIN** de Han Suyin

Dans un style d'écriture plus simple que les deux précédents ouvrages, l'histoire de cette américaine qui traverse les années de guerre, la chute de Tchang Khaï-Chek, et la révolution culturelle aux côtés de son mari chinois, apporte un point de vue plus occidental sur ces trente années. Plus facile d'accès, il permettra à des lecteurs occasionnels de découvrir cette période terrifiante et fascinante de l'histoire de la Chine.

  

 

loupUn loup est un loup***, Michel Folco (Points, 629 p)

Plongée colorée dans le Rouergue du XVIIIème siècle, dans une langue savoureuse et épicée. On est captivé par l’ambiance, les croyances, la richesse et la précision de l’univers encore très moyenâgeux de cette province reculée. Il est plus difficile d’adhérer à la personnalité du héros aussi attachant qu’insupportable, rancunier à l’extrême, violent, sensible, dévoué à ceux qu’il aime, mais incapable d’accepter les contraintes de la vie sociale.

Une fois de plus, je ne remercie pas l’éditeur pour sa 4ème de couverture qui dévoile les ¾ du livre, aussi je vous invite à ne pas le retourner. Si j'ai trouvé l’opiniâtreté du héros (qui sert de prétexte à l’histoire) un peu insistante, ce roman, dense et truculent, se dévore d'une traite. A lire. 

Extrait : A l'instar de l'opinion générale, il considérait comme dangereux  que des enfants puissent croire que leur âge tendre leur offrait la possibilité de commettre des crimes en étant assuré de l'impunité. Par conséquent, et bien que mettre à mort un garçon de douze ans puisse sembler férocement impitoyable, il le fallait, car l'exemplarité d'un tel châtiment servait à prévenir d'autres enfants de devenir à leur tour criminels.

  

cercle_patatesLe cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates**, Mary Ann Shaffer (éditions Nil, 395p)

 Roman délicat et plein de charme pour aborder l’occupation de l'île de Guernesey durant la seconde guerre mondiale. Le style épistolaire s’adapte parfaitement à la découverte de cette galerie de personnages attachants. Malgré des anecdotes plutôt sombres, l’entraide, l’humour, l’amitié existant dans cette petite communauté rendent le ton du livre optimiste, l’impertinence des lettres de l’héroïne est très rafraîchissante. Seul bémol, la fin se voit venir de loin et déçoit par sa forme un peu naïve.

  …Thompson a fait tinter sa petite cuillère contre son verre et a parlé d’une voix forte de façon à être entendu de tous : « L’un de vous a-t-il jamais songé que c’est au moment précis où la notion d’AME s’essoufflait que Freud nous a brandi sa théorie de l’EGO ? Quel sens de l’à-propos ! Où a-t-il trouvé les temps de réfléchir, ce vieux fou irresponsable ? Pour ma part, je crois que les hommes ont besoin de déverser ces balivernes sur l’égo parce qu’ils craignent de ne pas avoir d’âme. Réfléchissez-y ! »

 

Histoire de France***, Marc Ferro  (Odile Jacob, 1088 p)

1000 pages seulement pour retracer l’histoire de France.  Vaste entreprise et pari vraiment réussi pour cet ouvrage scindé en deux parties : une première chronologique retraçant l’évolution de l’histoire, abordée comme une force s’exerçant sur la société au même titre que les forces économiques et religieuses ; une deuxième thématique et comparative montrant en quoi notre société s’est différenciée de ses voisins au fur et à mesure du temps.

Le choix de Marc Ferro d’abandonner l’histoire « traditionnelle » écrite dans l’optique Etat-nation pour en faire plus une analyse et une représentation donne au lecteur un agréable sentiment de continuité et fluidifie la lecture. Les grands événements de l’histoire ne ressemblent plus à un camaïeu de dates scolaires (1515 : Marignan…) enchaînées les unes aux autres, mais plus à un mouvement de fond (cette fameuse force de l’histoire) dans lesquels l’enchaînement des évènements trouve un sens, ceux-ci découlant en partie les uns des autres.

Certes, il ne faut pas espérer enchaîner 70 ou 100 pages dans la même journée, c’est très dense. Une immersion de temps à autre sur 20/30 pages en parallèle de romans « détente » est plus plaisante.  C’est un excellent ouvrage qu’on a plaisir à garder en bibliothèque.

 

Découverte de Londres au XVIIIème

 l_innocenceL’innocence**, .Tracy Chevalier  (Ed. Table ronde  400 p)

                       Le scandale de la saison** Sophie Gee (Ed. Philippe Rey  336 p)scandale_saison_2

 Deux livres lents mais plaisants pour une balade dans le Londres du XVIIIème et une rencontre avec deux auteurs majeurs, William Blake pour le premier, Alexander Pope pour le second.

L’innocence nous fait découvrir le Londres populaire de la fin du siècle, ville secouée par les soubresauts de la Révolution Française.

Le scandale de la saison se situe dans le Londres mondain de 1710/1711. Le roman s’inspire du micro-scandale à l’origine du poème satirique d’Alexander Pope « La boucle dérobée ».

Ces deux livres se ressemblent : écriture déliée, étude poussée des personnages, et lenteur de la mise en place des intrigues.  Ma préférence va au « Scandale de la saison ». De Tracy Chevalier, je préfère nettement  La jeune fille à la perle, étude de la gestation d’un tableau de Veermer.

 

 Les mémoires d’Hadrien***, Marguerite Yourcenar  (Gallimard, 364 p)

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Marguerite Yourcenar s’est imprégnée totalement de l’époque avant d’écrire cet ouvrage qui est resté en gestation plus d’une dizaine d’année. Le récit se présente sous la forme d’une lettre testamentaire qu’Hadrien laisse à son petit-fils par adoption, le futur empereur Marc-Aurèle. C’est le retour d’un homme d’état sur sa vie, ses actions, ses erreurs, ses regrets.
Le début (les 50 premières pages) n’est pas très engageant, voire rebutant, mais on se laisse prendre ensuite par ce récit très moderne, dans lequel l’auteur prête souvent sa sagesse au narrateur. On aimerait voir des écrits politiques de ce niveau dans les multiples essais qui fleurissent en librairie.

Très intéressant.

 Extrait:  « Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas, et de négliger de cultiver celles qu'il possède. »
« Il y a plus d’une sagesse, et toutes sont nécessaires au monde ; il n’est pas mauvais qu’elles alternent. »

 

Fortune de France*** 12 Tomes, Robert Merle      (Livre de poche)

Préparez-vous à une longue chevauchée d’environ 5000 pages (12 tomes de 500 p), réservée aux lecteurs avertis ! Le récit commence à la mort de François 1er et se termine à l’avènement de Louis XIV ; il se suit au travers de trois générations de narrateur, le grand-père jeune laissant la place au fils puis au petit-fils. Cette grande saga permet de découvrir de l’intérieur et de façon très vivante une grande page de l’histoire de France, au plus près de la vie des rois, et on accroche bien à l’histoire. Si les termes de vieux français utilisés peuvent être un frein au départ, ils font aussi tout le  plaisir de cette lecture (un index est placé à la fin de l’ouvrage). Les héros sont plaisants même si leur vie privée est parfois un peu trop mise en avant par rapport à l’Histoire qui l’entoure, et cela rend certains passages un peu longs.  Cette saga n’est pas sans rappeler celle des « Rois Maudits », mais dans une forme beaucoup plus étirée.

 Extrait de la Préface:  « C’est à cela, à mon sentiment, que sert l’histoire : elle nous apprend que les mêmes problèmes se posent à nous qu’à nos ancêtres quoique en des formes différentes. »

 

Les rois maudits*** 6 Tomes, Maurice Druon      (Poche – 1200 p environ)

Un grand classique des romans historiques que l’on dévore d’une traite. Se commençant à l’époque de Philippe le Bel à l’heure de la chute des Templiers, période trouble et passionnante, ce roman réunit tous les ingrédients des grandes sagas : trahison, poison, vengeance. Plus condensé et beaucoup plus rythmé que Fortunes de France de Robert Merle, c’est une introduction parfaite  aux romans historiques pour les lecteurs peu réguliers et tous ceux qui ne sont pas prêt à dépasser le cap des 1500 pages. Seul la dernière partie (le tome 7), complètement décalé du reste de l’oeuvre, déçoit et gâche un peu l’impression d’ensemble.

Excellent et facile d’accès.

  

Le xxème siècle américain***, Howard Zinn   (Agone, 444 p)

 le_xxeme_siecle_am_ricainDès la préface l’auteur pose un parti pris, ce qui pourra rebuter certains lecteurs mais cela semble fait pour cela. 

Howard Zinn aborde l’histoire sous l’angle des relations sociales. Il ne voit pas les Etats-Unis en tant que Pays avec un grand P : entité unifiée et cohérente et qui n’a donc qu’une seule histoire : l’histoire officielle. Mais comme un ensemble de grandes forces sociales, groupes, minorités, classes moyennes ou populaires qui défendent chacun leurs intérêts et dont les désirs et les buts sont parfois très éloignés des décisions prises au plus haut niveau de l’état. Dans cette histoire, il y a des gagnants et des perdants, parfois durement réprimés. L’histoire extérieure du pays, longuement abordée, n’est plus que la résultante du conflit de ces forces intérieures.  On  trouve des grandes leçons de cynisme et des modèles de courage exemplaires dans ce livre. Cette vision à l’avantage de donner une grande cohérence à l’ensemble, les faits et dates ne sortent plus de nulle part, mais restant dans la logique des rapports de force dominants. Peut-être est-ce ce que l’on nomme le sens de l’histoire ?

 Un livre très intéressant, même s’il ne faut pas prendre ce livre engagé comme unique point de vue. Cet aspect engagé, qui nuit à l’objectivité de l’ouvrage, sera un vrai frein pour les férus d’histoire.

 Extrait de la préface : Une histoire qui se veut créative et souhaite envisager un futur possible sans pour autant trahir le passé devrait, selon moi, ouvrir de nouvelles possibilités en exhumant ces épisodes du passé laissé dans l’ombre et au cours desquels, même si ce fut trop brièvement, les individus ont su faire la preuve de leur capacité à résister, à s’unir et parfois même à l’emporter. Je suppose –ou j’espère – que notre avenir sera plus à l’image de ces brefs moments de solidarité qu’à celle des guerres interminables.

 

  Les venins de la Rose**, Alexandre Torcquet  (Albin Michel)

les_venins_de_la_roseVoici l’histoire haute en couleur de la mère de Guillaume le Conquérant, une frilla (concubine de l’époque) qui parvint à faire de son fils un roi. Habitant la Normandie, j’ai été très surprise de ne jamais avoir entendu parler de cette femme à la vie passionnante, qui a tenu un rôle majeur dans  l’Histoire Normande.

Femme passionnée, empoisonneuse à ses heures, le récit de sa vie est fascinant et parfois si surprenant que je me suis parfois demandé si l’auteur n’inventait pas…

 Une lecture très plaisante et un éclairage inattendu sur la Normandie.

 

  Murena (8 Tomes)**,  Dufaux, Delaby – Dargaux

  Récit historiqumurenae réaliste et détaillé pour deux personnages bien connus de la Rome Antique, Néron et sa mère Aggripine. Des dessins de qualité, classiques, bien léchés, des personnages féminins très réussis.

Une BD qui ravira par sa précision les amateurs d’histoire mais qui manque d’un petit quelque chose pour déclencher un vrai coup de cœur : l’absence de personnages sympathiques, peut-être ?