Les chaussures italiennes - Henning Mankell (Seuil, coll. Points, 373 p) 

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Un ancien médecin misanthrope vit reclus sur une île avec son chat, son chien et une fourmilière. Il se baigne tous les jours dans l’eau glacée, fait son café en 17 secondes, urine fréquemment (vous serez prévenus chaque fois) et a pour seule relation un facteur hypocondriaque. Heureusement son ancien amour de jeunesse abandonné lâchement 40 ans plus tôt vient le sortir de son trou.  

Je ne dévoile pas la suite qui ressemble quelque peu à un étal de brocante. En cherchant bien, on trouve quelques bonnes choses ; le reste est un ensemble hétéroclite d’éléments réunis pour la circonstance dont on ne sait que penser.  

Personnage peu sympathique malgré quelques tentatives de rédemption, absence totale de rythme, personnages décousus et comme « sortis du chapeau », voici le mauvais premier roman d’un bon auteur de polar. 

 

Les gens heureux lisent et boivent du café*, Agnès Martin-Lugand (Pocket, 187 p) 

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Après un début intéressant sur le thème du deuil le récit se transforme en parfaite bluette. Seule l’héroïne, personnage d’emmerdeuse nombriliste tout à fait dans l’air du temps, nous rappelle que nous ne sommes pas dans un livre de Barbara Cartland.

Sinon tout le reste y est : la belle veuve éplorée, la grève Irlandaise battue par les vents (so romantique), le voisin ténébreux et si méchant, la sublime brune montée sur talons aiguilles qui va troubler l’amour naissant… c’est beau, non ? 

Réservé exclusivement aux amatrices de romances. 

  

La petite fille de M. Linh..., Philippe Claudel (livre de poche, 183 p)

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Service minimum pour ce bon auteur : moins deux cents pages imprimées dans une typographie pour malvoyant et un récit simpliste écrit dans un style à l’unisson.

L’histoire oscille en permanence entre le charmant et le niais, selon l'humeur, et semble surtout destinée à plaire au plus grand nombre, ce que confirme sa notation Amazon à 4 étoiles 1/2 sur 127 lecteurs.

Est-ce une commande éditoriale ? 

 

Et puis, Paulette..., Barbara Constantine (sélection des libraires)

 et_puis_pauletteUne sélection qui ne fait pas honneur aux libraires, ce livre peinant à dépasser les 300 mots de vocabulaire. C’est sirupeux, ça dégouline de bons sentiments, ça colle aux doigts… 

Un point positif toutefois : le récit est tiré d’une histoire vraie. A réserver aux lecteurs très occasionnels ayant un besoin urgent de se remonter le moral.

  

 

 

 La pourpre et l'olivier. Calixte Ier, le pape oublié - Gilbert Sinoué (Folio, 626 p)

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Gilbert Sinoué prend une période trouble de l’histoire romaine (le règne de Commode),  un personnage dont il ne semble rester que peu de traces historiques, Calixte Ier, et avec cela il nous fait sa petite cuisine. 

Un zeste de cruauté et un soupçon d’érotisme : mélangez bien les deux.  Prenez une belle jeune fille innocente (si disponible à la saison), saupoudrez de martyre chrétien. Pimentez l’intrigue avec un amour romantique et contrarié, et c’est prêt ! 

On aime ou on n’aime pas, les goûts en cuisine, cela ne se discute pas.

Disons simplement que ce récit n’est pas destiné aux lecteurs férus d’histoire (Marcia, la célèbre concubine de Commode tombe amoureuse du héros, pour donner un exemple…).

 

Le Passage*, Justin Cronin (Pocket, 1260p)

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L' armée américaine met au point un virus mutant pour créer une nouvelle arme humaine, mixte entre vampire et zombie. Le virus se répand, décime l’espèce humaine, et nous voici plongés dans un récit post- apocalyptique, dans lequel une mystérieuse jeune fille vient « sauver » l’humanité. (Je n’ai pas de scrupules à raconter l’histoire, elle est en 4ème de couverture).

Avec ce scénario de film d’ados, il est difficile d’intéresser le lecteur 1200 pages. Pourtant la première partie pré-apocalyptique (300 pages environ) se lit bien, la qualité d’écriture n’y étant pas étrangère.  La suite se traîne péniblement (960 pages). Trop de personnages,  manque de direction évident ; le récit part dans tous les sens et n'emmène nul part. Ou peut-être simplement au deuxième tome ?

Tout cela pour ça ! ou beaucoup de pages pour rien...

 

 La liste de mes envies, Grégory Delacourt

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Sur la base d’une idée sympathique en cette période consumériste (le bonheur réside plus dans le désir que dans sa résolution), l’auteur semble régler ses comptes avec le genre masculin. Son personnage, beau parleur, brutal, lâche, menteur et voleur, n’a pas l’intelligence de comprendre sa femme plus lettrée, romantique, sensible, attentionnée, dont Belle du seigneur constitue le livre de chevet.

Il comprendra trop tard que l’argent ne fait pas le bonheur : celui-ci ne pouvait lui être apporté que par sa tendre épouse. Pour sa peine, l’auteur le fera pour crever comme un chien.

Vraiment, pourquoi tant de haine ?

 

Les déferlantes, Claudie Gallay 

Je n’ai pas eu la patience de dépasser la 60ème page tant les clichés abondent. L’auteur a visiblement décidé de faire passer la Hague pour un ramassis d’arriérés, de marginaux et de péquenots. On a même droit à la maison hantée, tout y est !  

Les descriptions marines, qui se veulent poétiques, sont pathétiques (j’ai fini par regretter Susan Fletcher avec laquelle je m’étais pourtant bien ennuyée), et on peut se demander si l’auteur a véritablement visité la région tant la beauté des lieux est mal rendue.  

Si vous voulez vous imprégner de l’atmosphère du Cotentin je vous conseille plutôt les superbes livres des Editions Big Red One, aux photos magnifiques : « Lumières Marines du Cotentin » ou bien « Vol au-dessus du littoral du Cotentin ». 

A oublier.  

 

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Retour au pays, Rose Tremain (j’ai Lu, 570 p) 

Le thème intéressant (les premiers mois de l’intégration d’un immigré à Londres) ne compense ni les longueurs du récit, ni le choix du héros, personnage mal dégrossi et peu attachant. Evitable.

 

 

Nœuds et dénouements*, Annie Proulx (éd.Grasset 476p)

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Le charme indéniable du héros, homme brisé se reconstruisant pas à pas sur la terre de ses ancêtres, ainsi que les belles descriptions de l’ambiance de Terre-Neuve n’ont pas  suffit  à contrebalancer les nombreuses longueurs du récit.  Météo, repas et conversations sont décrits avec un si grand luxe de détails que l’on a le sentiment d’assister aux événements en temps réel ; jusqu’à ce qu’une soudaine ellipse du récit nous entraîne un peu plus loin. 

La réflexion sous-jacente sur l’opposition entre mode de vie à l’ancienne et modernité forme un des points intéressants du livre, cependant le dénouement m’a semblé bien trop long à atteindre. Réservé aux lecteurs plus amateurs d’ambiance que de rythme.

 

L’échappée belle, Anna Gavalda (le Dilettante, 164 p)

Malgré son format court et ses répliques amusantes qui en font une lecture agréable de week-end, je reste sceptique. L’avantage, c’est qu’avec ce 4ème livre, je cerne enfin ce qui me gêne chez cet auteur : son mépris des gens ordinaires. 

Au fil des livres, Anna Gavalda nous donne son échelle de la valeur humaine.  En haut de la chaîne de l’évolution des personnages à la vie bohème, au sens artistique développé, habitant préférentiellement de vieilles et immenses demeures. Au milieu, les héros qui parfois se cherchent mais tentent toujours d’évoluer vers la classe supérieure précitée. En bas les médiocres sans talent, travailleurs ordinaires sans folie, habitants de H.L.M. ou pire de petits pavillons. Les mères de familles organisées, et bien évidemment castratrices, représentant la sous-caste la plus décriée. 

Certes il est facile de rire dans cet ouvrage (et d’ailleurs je l’ai fait) de la pharmacienne guindée, mais doit-on pour autant adhérer à la vision primaire que nous présente l’auteur : petit pavillon de banlieue = petite vie étriquée ? Vie organisée = vie sans intérêt ? Je suis contente pour elle qu’elle ait connu le succès car elle aurait été bien malheureuse de rester dans ma catégorie, celle des gens quelconques, inconnus et sans prétention.

 

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Le cœur cousu, Carole Martinez (Folio 440 p)

Fantasque, excessif, baroque, ce livre emprunte la forme du rêve. Sentiment de réalité constamment troublé par une légère démesure de l’écriture. Excentricités et bizarreries font semblant de s’intégrer à l’ordre naturel de la vie de ce petit village, donnant au lecteur un sentiment permanent d'étrangeté. 

Peut-on si facilement partager le rêve d’un autre ? Ce ne fut pas mon cas, réveil et abandon en page 108.

  

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Le facteur sonne toujours deux fois, James M. Cain (Folio Policier, 152 p

Une intrigue banale, des personnages pitoyables, comment ce policier a t-il pu devenir un classique ?
J’ai fini le livre sans pouvoir répondre à cette question. 

 

 

Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde,  Steven Hall (Robert Laffont Pavillons, 437p)

dormir_oubli_requinEn partant de bons thèmes, l’amnésie et la reconstruction identitaire, l’auteur dérive vers des thèses qui n’auraient pas déparé dans un mauvais bouquin de SF. Malgré mon goût prononcé pour les récits décalés, j’ai eu du mal à adhérer aux postulats qu’il impose, mal préparés, pas assez explicités. Il manque, de mon point de vue, la cohérence d’univers indispensable à ce type de littérature.  La lourdeur des dialogues plombe certains passages, et c’est avec soulagement que je me suis aperçue que cinquante pages du livre étaient quasi vierge d’impression tant j’aspirais à en voir la fin. 

J’aurais aimé finalement que cet auteur conserve ses bonnes 150 premières pages, puis qu’il passe la main comme l’a fait un jour Daniel Pennac avec trois de ses amis, le résultat aurait peut-être été plus convaincant. Pas indispensable. 

 

Avis de tempête, Susan Fletcher  (J'ai lu, 406 p) 

avis_de_temp_teJ’ai acheté ce livre suite aux nombreux commentaires positifs sur Internet  (une note de 4.5/5 pour 16 lecteurs tout de même), mais il fait la preuve de la difficulté du conseil dans le domaine littéraire. 

L’héroïne, jeune femme taciturne et jalouse, dévoile sa vie à sa petite sœur plongée dans le coma. C’est un long monologue de peu d’intérêt : 8 longues années d’internat dans le nord de l’Angleterre, suivie d’une vie d’adulte aussi passive que sa vie d’étudiante. La beauté de l’écriture et les très belles descriptions de paysages marins, visiblement chers à l’auteur, ne nous sauvent pas de l’ennui. J’aurais aimé avoir le courage d’aller jusqu’à la fin, je n’y suis pas parvenue.

 

La valse lente des tortues, Katherine Pancol  (Albin Michel, 673 p) 

yeux_jaunes_crocodilesKatherine Pancol a du talent, c’est indéniable, mais elle le gâche et c’est dommage. 

 Elle reprend dans ce roman les personnages qui avaient fait le succès de son premier titre « Les yeux jaunes des crocodiles » (livre de poche) et on se réjouit au départ de renouer avec ses personnages sympathiques. Choix rare et opportun, elle avait pris pour héroïne une sorte d’«antihéros » féminin,  femme timide et peu sûre d’elle, écrasée par la personnalité éblouissante de sa sœur. Femme au foyer travaillant sur une obscure thèse moyenâgeuse, mariée à un semi-crétin, méprisée par sa mère. 

 Ce deuxième tome signe la revanche de son l’héroïne sur la vie. C’est mon attachement à cette mère de famille sensible et douce qui m’a permis d’achever ce roman : globalement  j’en ai été déçue. A mon sens, le style romanesque n’excuse pas tout. Les libertés que l’auteur prend avec la réalité telles les interventions divines et le bébé qui parle à 8 mois sont exaspérantes. Certains personnages valse_lente_tortuessombrent dans la caricature : la vilaine sœur et l’affreuse mère finissent par avoir bon dos face à la gentille sœurette.

 L’auteur, qui possède cet art délicat de parler des petits riens avec talent, a cédé aux sirènes de la tentation : mettre de l’action à tout va pour embarquer le lecteur dans un semi- policier.  Tant pis si elle est obligé de se raccrocher aux branches pour donner une cohérence à l’ensemble. Katherine Pancol ressemblerait-elle à son héroïne, si peu confiante en elle ? Je pense pour ma part qu’elle est capable de beaucoup mieux que cela.

 Extrait :  Il ne prit pas la peine de répondre. Il n’avait que quinze ans et refusait de se laisser éblouir pas une fille à l’éclat indécis. Il était à cet âge délicat où l’on habite un corps que l’on ne connait pas très bien, et où, pour se donner une contenance on peut se montrer cruel sans le vouloir. La manière négligente dont il traitait Zoé montrait qu’il entendait être le plus fort et que, s’il devait y avoir une victime, ce serait elle. 

 

Le Rocher de Brighton, Graham Greene     10/18 domaine étranger 470 pages

Laborieux.  Le plus simple est de laisser parler l’auteur, qui s’exprime dans une préface rédigée par ses soins (étrange, non ?). Je partage son opinion. A son crédit, j’aimerais voir tous les auteurs aussi lucides sur leurs œuvres.

Extrait de la préface: Rocher de Brighton commença d’exister sous la forme d’un roman policier et devint ensuite, je suis parfois tenté de le penser, une erreur de jugement.

Voilà le genre de livre que j’ai toujours désiré écrire : la grande histoire romanesque fascinant notre jeunesse par ses espérances qui se révèlent illusoires, et à laquelle nous retournons en vieillissant, afin d’échapper à la triste réalité. Rocher de Brighton fut un médiocre substitut (…) , comme mes autres livres, et c’est peut-être le meilleur de tous ceux que j’ai écrits : triste pensée après plus de trente ans.

  

maudit_karmaMaudit karma– David Safier– (Poche Presse de la cité)

 Un beau succès de librairie pour une histoire qui ne vole pas très haut, et penche même parfois vers le grotesque. Avantage : vite lu car on peut sauter plusieurs phrases sans perdre le fil de l'histoire. A lire à la plage ou devant la télé. Ou a éviter simplement  si on est un peu exigeant.

  

 

 

La consolante,Anna Gavalda     (le Dilettante -  637 pages)

la_consolanteTrès agaçant ! Je suis encore étonnée de l’avoir fini. J’ai mis longtemps à me décider à relire Anna Gavalda,  encensée par tant de lecteurs et dont j’avais pour ma part gardé le souvenir d’un auteur médiocre (Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part). Ne voulant pas passer pour butée, je m’y suis remise et la lecture D’ensemble c’est tout m’avait réconcilié avec l’auteur. Un peu cul-cul certes, mais  du cul-cul agréable, de temps à autre, cela fait du bien.

Celui-ci est cul-cul aussi mais dans le genre horripilant. Le héros (ou devrait-je dire l’antihéros) gâche sa vie avec une belle constance tout en s’apitoyant sur son sort, d’où le côté agaçant…Le décès d’une ancienne amie (dont il n’a pris aucune nouvelle depuis 20 ans) lui donne l’occasion d’un pèlerinage et l’audace de juger sans vergogne tous ceux qui l’ont laissée, comme lui, mourir dans la misère et dans l’oubli. Mais lui, ce n’est pas pareil, il est gentil… Mes dents grincent… Finalement il croise dans ce voyage la femme idéale, étrangement semblable à cette amie d’enfance, cette femme extraordinaire…Nous voici au milieu du livre, la fin est plus qu'évidente. Si au moins ils ne mettaient pas 300 pages de plus pour s'embrasser ! C'est long, c'est long, quel ennui. 

 Anna, ne m’en veux pas, mais j'en resterai là…. 

 

L’analyste – John Katzenbach  (Poche)  Grand Prix de littérature policière 2004

Un thriller connu et réputé qui m’a laissé de marbre. L’intrigue de départ était prometteuse : un psychanalyste à New York reçoit une lettre mystérieuse. Si il ne trouve pas dans les 15 jours qui se cache derrière le nom de l’auteur de la lettre, il lui faudra se suicider... ou voir les membres de sa famille vont mourir un par un...

Résultat :  long, très long, sans nuances. La deuxième partie, dans laquelle le psychanalyste utilise ses connaissances pour inverser les rôles, aurait pu réveiller un lecteur rendu léthargique, malheureusement elle est complètement tirée par les cheveux.

A la limite du risible.

 

Vendetta – R. J. Ellory (Poche)

Une histoire qui traîne en longueur doublée d’un vrai manque de crédibilité : difficile d'imaginer un tueur à gages venant faire ses confessions à la police. Le contraste entre le tueur, un homme âgé raffiné, et le jeune homme  brutal, quasi-illettré qu’il était sensé être au début de sa vie décrédibilise totalement l’histoire. La vie du flic qui prend sa déposition a déjà été vue 100 fois (alcoolique, femme et fille parties, culpabilisé, etc). Vivement qu’on casse le moule…

Cela se lit sans trop d’intérêt et cela se referme sans regrets. Evitable !

 

La maison du sommeil Jonathan Coe  (Gallimard -  459 pages) -  Prix médicis 1998

 Tout est dans le titre : soporifique. Je sais, c’est facile… mais vrai !

 

Le trône de fer (12 tomes ou plus…)  Georges R.R. Martin                        

 le_trone_de_ferQuel gâchis, mais quel gâchis !

 Un excellent, ou plutôt des excellents premiers tomes (les 4  ou 5 premiers au moins), qui nous font découvrir des personnages attachants et qui nous donnent envie de continuer l’aventure.

 La construction du récit, qui prend un personnage principal par chapitre et fait ainsi tourner les histoires rend l’entrée dans le livre un peu lente, les intrigues se développant doucement, mais on est payé de ses efforts car elles sont presque toutes intéressantes et les personnages très bien campés.

 Seulement voilà, passé le 5ème tome, l’auteur commence à faire disparaître certains personnages, pour en faire apparaitre de nouveaux, moins sympathiques. Dans quel but ? Mystère. L’intrigue, de complexe devient tortueuse, et nous sommes soudain pris d’un doute : l’auteur sait-il où il va ou bien écrit-il au fur et à mesure dans l’unique objectif de développer ses ventes, et malheureusement sans le moindre projet global ?

 Deux ou trois tomes plus loin, ce doute s’est transformé en certitude. L’auteur a passé le cap des 12 tomes en librairie et l’histoire a sombré dans une confusion sans égale dès le 8ème. C’est là que je me suis arrêtée et en suis venue à regretter d’avoir lu les 5000 premières pages. Très décevant….