26 août 2013

Le château de verre*** Jeannette Walls (Pocket, 442 p)

ch_teau_de_verreTouchante autobiographie d’une journaliste New-Yorkaise dont l'enfance s'est déroulée avec des parents aussi aimants qu'inconscients. De son enfance bohème, dépourvue d'argent et riche d'expériences, elle sort grandie grâce à une force de caractère admirable. 

Très joli livre et vraie leçon de vie.  J’aurai plaisir à le prêter pour le faire découvrir.

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16 août 2013

Juste une ombre*, Karine Giebel (éd Pocket, 606 p)

juste_une_ombreLe style est si affligeant que j'ai failli ne pas passer le cap de la page 5 (extraits ci-dessous). Le livre étant acheté, il a bien fallu continuer.

Finalement, Karine Giebel ferait une excellente scénariste. Elle a de bonnes idées, des personnages intéressants, le sens du rythme. Elle ne cède pas à la facilité comme le montre sa fin peu conventionnelle. Difficile cependant de faire abstraction du style très pauvre, des dialogues qui sonnent souvent faux, et des quelques maladresses de l'intrigue.
Ce livre peut apporter un réel plaisir à des lecteurs occasionnels qui seront certainement plus attentifs au fond qu'à la forme. Pour les lecteurs très réguliers, il  faut être prêt à se montrer indulgent.

Extrait : "La rue est longue. Etroite. Obscure et humide.
Je n'ai pas très chaud dans mon manteau. pour ne pas dire froid. Dans le dos, surtout."

 "Je ne vois pas son visage, on dirait qu'il n'en a pas. Je n'entends plus mon coeur, on dirait que je n'en ai plus. Je ne me vois plus aucun avenir, on dirait que... Encore un pas en arrière. Lui, un en avant.
Mon dieu, je vais mourir. Pas maintenant, pas ce soir. Pas ici, pas comme ça...!"

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14 août 2013

Autour de la révolution culturelle... trois livres :

brothersBROTHERS***, de Yu Hua (Babel, éd. Actes sud 984 p)

Cette saga ambitieuse retraçant l'histoire de la Chine de la révolution culturelle à nos jours décrit parfaitement l'évolution accélérée d'un pays qui a compressé trois siècles de développement en quarante années. Le style vif et truculent fait merveille dans la première partie du livre, d'une grande puissance narrative. Le dernier tiers malheureusement déçoit, de par le manque de crédibilité de l'intrigue, un humour gaguesque surprenant, et des références au sexe inutilement insistantes. Mais on aurait tort de bouder ce récit puissant, l'enfance des deux héros justifiant à elle seule la lecture de ce roman.

 

au_zenithAU ZENITH*** de Duong Thu Huong (éd. Sabine Wiespeser, 700p)

En entremêlant quatre récits, cette romancière vietnamienne nous fait part de ses désillusions sur la révolution communiste et en nous donne l'occasion de découvrir le quotidien d'un petit village de montagne.

Les récits sont très inégaux. L'entrée dans le livre est rendue laborieuse par la narration du vieux président Hô-Chi Minh, désormais écarté du pouvoir,  en plein apitoiement sur son sort. Puis se dessine une chronique paysanne très agréable, parfumée aux saveurs d'une cuisine vietnamienne alléchante, partie la plus accrocheuse du livre de mon point de vue. Le récit de Vu, l'ancien compagnon d'arme du président, fait découvrir l'absurdité d'un régime dévoyé de ses idéaux initiaux. Le dernier conclut cette histoire cruelle et visiblement véridique.
La grande qualité de style et la beauté des descriptions donne à ce livre, malgré ses lenteurs et sa difficulté d'accès (il faut passer le cap des 150 premières pages), un intérêt véritable.

 

jusqu_au_matinJUSQU'AU MATIN** de Han Suyin

Dans un style d'écriture plus simple que les deux précédents ouvrages, l'histoire de cette américaine qui traverse les années de guerre, la chute de Tchang Khaï-Chek, et la révolution culturelle aux côtés de son mari chinois, apporte un point de vue plus occidental sur ces trente années. Plus facile d'accès, il permettra à des lecteurs occasionnels de découvrir cette période terrifiante et fascinante de l'histoire de la Chine.

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Serge Brussolo, l'homme sans limites

la_main_froideSon style peu travaillé et son goût des intrigues policières pourrait faire passer Serge Brussolo pour un auteur de "romans de gare" ordinaire. Ce serait oublier sa capacité à créer des ambiances oppressantes et son étonnante liberté de ton.

Seul écrivain prêt à tuer froidement ses personnages en milieu de livre, ne répugnant pas aux morts atroces même lorsqu'il s'agit d'enfants, rien n'arrête Brussolo qui ne laisse aucune règle morale entraver ses personnages les plus sombres.
Malsains, cruels, manipulateurs ou personnages ordinaires simplement acculés, Brussolo nous présente les dessous de la nature humaine dans des intrigues bien ficelées où traînent des personnages d'un cynisme si absolu qu'il en est réjouissant.
Malgré ce climat délétère qui pourrait faire reculer les âmes les plus sensibles, j'admire et j'apprécie pour ma part l'immense liberté d'un auteur qui ne s'interdit aucune perversion, certain que ce qu'il invente n'égalera jamais certaines réalités.
Mes préférés dans son oeuvre  dont j'ai lu une dizaine de titres sont : La chambre indienne, La main froide, Le labyrinthe de Pharaon
A tester !

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28 juillet 2013

"A quarante-quatre ans, j'en suis encore à rêver de quelque tendresse essentielle." Romain Gary, La promesse de l'aube.

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La bête contre les murs****, Edward bunker (Rivages/noir, 297 p)

bete_contre_les_mursEdward Bunker, le plus jeune taulard à avoir intégré Saint Quentin (pénitencier connu pour être le plus dur des Etats-Unis),  plusieurs fois récidiviste, nous parle de cette « tendresse essentielle » qu’évoque Romain Gary, cette tendresse qui nous permet de rester humains. Dans son style direct, avec une lucidité et une humanité stupéfiante, il nous montre  l’intérieur de cette machine à broyer les hommes, cette violence impitoyable capable de transformer  les petits délinquants en meurtriers sans scrupules en moins d’un an.

Réalisme, choix du thème, tout concorde dans cette œuvre puissante, âpre, fascinante. Très grand coup de cœur ! Chapeau bas pour cet homme qui a su conserver la part essentielle de son être dans un univers aussi hostile.

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26 juillet 2013

La promesse de l’aube*** Romain Gary (Folio, 390 p)

promesseHymne à l’incommensurable amour maternel et filial, récit autobiographique d’une vie exceptionnelle, à jamais écrite et marquée par cet amour. 

Condamné à la solitude que fait naître l’amour absolu lorsqu’il est connu trop tôt, Romain Gary aurait pu livrer un roman déchirant s’il n’y avait glissé une autodérision permanente qui allège le livre en lui ôtant une part de sa puissance. 

 Tour à tour drôle, splendide, répétitif, surprenant, et parfois pédant, le récit oscille tout du long. J’ai pris pour ma part beaucoup de plaisir à cette balade dans la première moitié du 20ème siècle et à la découverte d’un de ses fils prodigues.

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Quand l'actualité rejoint la littérature...

Voici une vidéo américaine de 11 minutes en lien direct avec ce qui nous était raconté dans "Le xxème siècle américain" d'Howard Zinn:

https://docs.google.com/file/d/0BzaItFwBzqgBV1hLRFozdG50LUU/edit?usp=sharing

Peut-on le croire sans avoir lu ce livre ?

 

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La merditude des choses** Dimitri Verhulst (10-18, 213 p)

merditudeDécapant récit d’une enfance passée au milieu de grands alcooliques. Avec beaucoup d’humour et un zeste d’indulgence, Dimitri Verhulst évoque cette vie libre, mortifère et chaleureuse. Nostalgie d’un expatrié envers son milieu d’origine, où il ne peut, ni ne veut revenir, mais qui regrette la part d’enfance et de fraternité perdues.

 A découvrir pour les nombreuses perles qui émaillent le livre. Deux étoiles pour rester en cohérence avec « Courir avec des ciseaux » d’Augusten Burroughs que j’ai préféré. 

« Le cercueil d’un buveur est rarement lourd à porter, les croque-morts les coltinent plus volontiers que les autres, et dans notre famille, on aurait épargné pas mal d’argent si on avait pu payer au kilo les obsèques de nos cadavres. »

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06 juillet 2013

Dans mes bagages...

 Pour mon départ en vacances, j'emmène les livres suivants :

bete_contre_les_mursmerditudepromesse

 

 

 

 

 

Critique à mon retour, à bientôt !

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