02 septembre 2012

Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques** (paru aussi sous le titre Robot blues) Philip K Dick

Un classique que l’on ne présente plus, adapté au cinéma sous le titre de Blade Runner.

L’adaptation cinématographique est restée très fidèle à l’esprit du livre. Si vous avez aimé le film, vous aimerez certainement le livre, mais l’effet de surprise n’est plus là et les images du film ont tendance à prendre le pas sur le texte.

A réserver à ceux qui n’ont pas vu Blade Runner, mais en reste-t-il ?

  

 

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01 septembre 2012

Au-delà du mal*, Shane Stevens (Sonatine, 757 pages)

au_dela_du_mal_2Un  roman qui n’est pas sans rappeler « Les racines du mal » de Maurice G. Dantec. On suit le parcours d’un tueur en série et la chasse à l’homme qui l’accompagne. Le tueur n’est pas déplaisant et l’auteur réussit à nous faire découvrir de l’intérieur la logique qui l’anime. Le style fluide et les personnages secondaires intéressants rendent la lecture plaisante,  avec quelques longueurs. Rien de vraiment nouveau, toutefois, surtout pour ceux qui ont déjà lu Dantec, ce qui est injuste pour ce livre, beaucoup plus ancien (1968) que les Racines du Mal (1998) et qui ne doit sa parution française tardive qu’à des problèmes éditoriaux.

 Extrait : En septembre, Sara acheta un fouet, expliquant au marchand qu’elle comptait bientôt faire l’acquisition d’un cheval. L’homme lui dit qu’elle devrait peut-être d’abord acheter le cheval, mais Sara se contenta du fouet.

  

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La maison du sommeil Jonathan Coe (Gallimard - 459 pages) - Prix médicis 1998

Tout est dans le titre : soporifique. Je sais, c’est facile… mais vrai ! 

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30 août 2012

Dans les coulisses du musée**, Kate Atkinson. (Poche 408 p – Prix Whitbread 1996)

dans_les_coulisses_du_mus_eL'histoire d’une famille anglaise ordinaire, sur trois générations, racontée par la petite Ruby,  qui naît au début du récit et prend vite conscience qu’elle n’était pas attendue. L’histoire est constituée de nombreux récits imbriqués, aller-retours réguliers entre passé et présent, présentant l’ensemble des personnages de la famille, leur passé et leur vécu, les épreuves des deux guerres. La jeune narratrice porte sur l’ensemble de ce tableau un regard très ironique et distancié. 

Le récit est foisonnant, avec des passages intéressants, mais on se demande longtemps où tout cela nous emmène…Finalement, je me suis fait attraper par ce livre qui m’a véritablement émue mais il reste difficile à recommander, la mayonnaise peut prendre ou ne pas prendre. 

Extrait : Georges et Bunty  se sont rencontrés en 1944. Georges n’était pas le choix initial de Bunty, c’était Buck, un sergent américain (ma grand-mère avait eu un problème de mariage analogue  en temps de guerre), mais Buck s’était fait sauter le pied en jouant avec une mine anti-personnelle (…) Ainsi Georges avait-il eu gain de cause.

 

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Les mains de Bianca (nouvelle – 10 pages) Théodore Sturgeon – ed. Omnibus

 Une nouvelle sans égale à mes yeux, concise et puissante.

Ecrite en trois heures par Théodore Sturgeon qui cherchait à se libérer de ce texte qui l’obnubilait, il n’a pu la faire paraître qu’au bout de 8 ans car elle horrifiait les critiques des magazines auxquels il l’avait envoyé. La nouvelle est un genre littéraire difficile, et Théodore Sturgeon montre là à quel point il est un grand auteur. On ne peut parler de ce texte court de 10 pages sans en dévoiler l’intrigue, je n’en dit pas plus.

 Extrait : Et ce fut là que pour la première fois elles se mirent réellement à l’observer avec attention. Il le ressentit jusqu’au tréfonds de son cœur ensorcelé. Les mains continuaient de se frotter l’une à l’autre, et cependant elles étaient parfaitement consciente de sa présence, elles percevaient son désir.

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Janua vera **– Jean Philippe Jaworski – (Folio SF ) Prix du Cafard cosmique 2008.

janua_veraRecueil de nouvelles situées dans un univers médiéval fantastique, c’est un livre réussi. J’avais pris ce conseil de lecture sur internet, mais les critiques des internautes étant dithyrambiques, j’ai été un peu déçue en le lisant.

S’il n’est pas exceptionnel, il a par contre une belle qualité d’écriture et curieusement les histoires m’ont imprégné  longtemps, à la façon des contes d’enfance. Deux ans après, je les garde toutes en mémoire comme si je l’avais lu dans le dernier mois.

C’est pour cette raison que je le recommande.

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God save la France**, Stephen Clarke (Pocket, 318 p)

god_save_la_franceLes tribulations d’un jeune anglais qui vient travailler à Paris, et doit s’adapter à l’immense différence de culture qui sépare visiblement les deux pays. C’est bien sûr écrit par un anglais. C’est drôle, gentiment moqueur et cela ne se prend pas au sérieux. Le livre est court, plaisant, et on rentre tout de suite dedans. Idéal pour des lecteurs peu réguliers ou un trajet en train.

 Extrait : Mon ami Chris m’avait prévenu : Ne va pas en France. Là-bas la vie est classe, femmes politiquement incorrectes, sous-vêtement classes. L’ennui, c’est que les Français sont impossibles à vivre (…)  - Excuse-moi, avais-je répondu, je dois tirer au clair cette histoire de sous-vêtements.

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Stupeur et tremblements***, Amélie Nothomb (Poche, 186 p)

stupeur_et_tremblementsRécit autobiographique.

L’auteur a gardé un souvenir idyllique du japon où elle a vécu dans sa petite enfance et elle y retourne une fois adulte pour découvrir le pays en temps que salariée, au bas de l’échelon nippon. Le décalage entre cette société fantasmée et la réalité de ses journées est drôle et raconté avec beaucoup d’humour. Certains pourront reprocher au livre de montrer une facette déplaisante voire caricaturale du Japon, mais ce récit n’a pas plus valeur de vérité universelle que n’en avaient ses rêves d’enfance. 

Amélie Nothomb n’hésite pas à se moquer d’elle-même autant que des autres, c’est rafraîchissant et ce récit assez court offre un bon moment de détente. Le livre le plus sympathique de tous ceux qu’elle a écrit, à mon avis.

 Extrait: Les attitudes les plus incompréhensibles d’une vie sont souvent dues à la persistance d’un éblouissement de jeunesse…

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Le monde vert – Brian Adlis (Folio SF/ Gallimard)

De la pure SF : un monde complètement réinventé, totalement végétal et hostile dans lequel cherche à survivre un groupe d’enfant. C’est un classique qui a été récompensé par le Prix Hugo en 1962. 

Pour ma part, je n’ai pas accroché. Ce type d’ouvrage représente pour moi la mauvaise part de la SF, celle qui décourage les néophytes de s’y mettre : un monde totalement inventé, des nouveaux termes toutes les deux phrases, et derrière toute cette nouveauté factice, peu d’idées nouvelles.  Même si la fin s’améliore un peu, cela ne mérite pas le détour.

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Nécropolis**, Herbert Lieberman (Seuil/Points, 1995, 505 pages)

n_cropolisPassionnant, très sombre, avec comme personnage principal  le médecin chef de la Morgue de New-York.

Une découverte de  l’intérieur du travail de médecin légiste (âmes sensibles s’abstenir !). Ce livre réussit  le pari difficile de  nous faire partager la passion du héros pour son métier, et sa quête de vérité. Mais l’ambiance générale du livre est pessimiste, le médecin paye au prix fort son investissement total à son métier et son absence d’intérêt pour les vivants.

A mon sens, le meilleur roman de Lieberman.

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