21 avril 2013

Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde, Steven Hall (Robert Laffont Pavillons, 437 p)

dormir_oubli_requinEn partant de bons thèmes, l’amnésie et la reconstruction identitaire, l’auteur dérive vers des thèses qui n’auraient pas déparé dans un mauvais bouquin de SF. Malgré mon goût prononcé pour les récits décalés j’ai eu du mal  à adhérer aux postulats qu’il impose, mal préparés, pas assez explicités. De mon point de vue il manque la cohérence d’univers indispensable à ce type de littérature, construit ici de bric et de broc. La lourdeur des dialogues plombe plusieurs passages et c’est avec soulagement que je me suis aperçue que cinquante pages du livre étaient quasi blanches tant j’aspirais à en voir la fin.

J’aurais aimé finalement que cet auteur conserve ses bonnes 150 premières pages, puis qu’il passe la main à un autre écrivain comme l’avait fait Daniel Pennac avec des amis dans un policier à quatre mains (soit quatre écrivains au total), le résultat aurait peut-être été plus convaincant.

 Pas indispensable.

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