16 août 2013

Juste une ombre*, Karine Giebel (éd Pocket, 606 p)

juste_une_ombreLe style est si affligeant que j'ai failli ne pas passer le cap de la page 5 (extraits ci-dessous). Le livre étant acheté, il a bien fallu continuer.

Finalement, Karine Giebel ferait une excellente scénariste. Elle a de bonnes idées, des personnages intéressants, le sens du rythme. Elle ne cède pas à la facilité comme le montre sa fin peu conventionnelle. Difficile cependant de faire abstraction du style très pauvre, des dialogues qui sonnent souvent faux, et des quelques maladresses de l'intrigue.
Ce livre peut apporter un réel plaisir à des lecteurs occasionnels qui seront certainement plus attentifs au fond qu'à la forme. Pour les lecteurs très réguliers, il  faut être prêt à se montrer indulgent.

Extrait : "La rue est longue. Etroite. Obscure et humide.
Je n'ai pas très chaud dans mon manteau. pour ne pas dire froid. Dans le dos, surtout."

 "Je ne vois pas son visage, on dirait qu'il n'en a pas. Je n'entends plus mon coeur, on dirait que je n'en ai plus. Je ne me vois plus aucun avenir, on dirait que... Encore un pas en arrière. Lui, un en avant.
Mon dieu, je vais mourir. Pas maintenant, pas ce soir. Pas ici, pas comme ça...!"

Posté par liverty à 16:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]