27 janvier 2013

L’échappée belle, Anna Gavalda (le Dilettante, 164 p)

_chap_e_belleMalgré son format court et ses répliques amusantes qui en font une lecture agréable de week-end, je reste sceptique. L’avantage, c’est qu’avec ce 4ème livre, je cerne enfin ce qui me gêne chez cet auteur : son mépris des gens ordinaires. 

Au fil des livres, Anna Gavalda nous donne son échelle de la valeur humaine.  En haut de la chaîne de l’évolution des personnages à la vie bohème, au sens artistique développé, habitant préférentiellement de vieilles et immenses demeures. Au milieu, les héros qui parfois se cherchent mais tentent toujours d’évoluer vers la classe supérieure précitée. En bas les médiocres sans talent, travailleurs ordinaires sans folie, habitants de H.L.M. ou pire de petits pavillons. Les mères de familles organisées, et bien évidemment castratrices, représentant la sous-caste la plus décriée. 

Certes il est facile de rire dans cet ouvrage (et d’ailleurs je l’ai fait) de la pharmacienne guindée, mais doit-on pour autant adhérer à la vision primaire que nous présente l’auteur : petit pavillon de banlieue = petite vie étriquée ? Vie organisée = vie sans intérêt ? Je suis contente pour elle qu’elle ait connu le succès car elle aurait été bien malheureuse de rester dans ma catégorie, celle des gens quelconques, inconnus et sans prétention.

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12 septembre 2012

La consolante, Anna Gavalda (le Dilettante - 637 pages)

la_consolanteTrès agaçant ! Je suis encore étonnée de l’avoir fini. J’ai mis longtemps à me décider à relire Anna Gavalda,  encensée par tant de lecteurs et dont j’avais pour ma part gardé le souvenir d’un auteur médiocre (Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part). Ne voulant pas passer pour butée, je m’y suis remise et la lecture D’ensemble c’est tout m’avait réconcilié avec l’auteur. Un peu cul-cul certes, mais  du cul-cul agréable, de temps à autre, cela fait du bien.

Celui-ci est cul-cul aussi mais dans le genre horripilant. Le héros (ou devrait-je dire l’antihéros) gâche sa vie avec une belle constance tout en s’apitoyant sur son sort, d’où le côté agaçant…Le décès d’une ancienne amie (dont il n’a pris aucune nouvelle depuis 20 ans) lui donne l’occasion d’un pèlerinage et l’audace de juger sans vergogne tous ceux qui l’ont laissée, comme lui, mourir dans la misère et dans l’oubli. Mais lui, ce n’est pas pareil, il est gentil… Mes dents grincent… Finalement il croise dans ce voyage la femme idéale, étrangement semblable à cette amie d’enfance, cette femme extraordinaire…Nous voici au milieu du livre, la fin est plus qu'évidente. Si au moins ils ne mettaient pas 300 pages de plus pour s'embrasser ! C'est long, c'est long, quel ennui. 

Anna, ne m’en veux pas, mais j'en resterai là…. 

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