11 décembre 2012

Le seigneur des porcheries***, Tristan Elgof (Folio, 607 p)

seigneur_des_porcheriesPassé le premier chapitre un peu difficile d’entrée, on plonge dans une fresque épique, fiévreuse, haineuse de l’Amérique profonde. Immersion totale dans un bled du Middle-west, cloaque humain auquel le personnage principal va faire payer sa vie ravagée par le mensonge, la bêtise et la cupidité de ses concitoyens. Cette écriture possède un vrai style même si elle souffre parfois de longueurs. Et il est impossible de rester indifférent au récit de la vie de cet enfant puis de cet homme hors du commun,  cherchant à rester debout malgré ses différences et le sort qui s’acharne.

Dense, acide, brûlant. Unique ! 

Extrait : L’ombre immense d’une silhouette patriarcale planait sur lui depuis sa naissance et dans son demi-jour il ne pouvait s’empêcher de sentir qu’il avait d’ores et déjà été jugé impropre, qu’en empruntant pas immédiatement la voie tracée par son père, en n’étant tout simplement pas la copie conforme de Ford Kaltenbrunner, il décevait tout le monde.

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