02 septembre 2012

Fahrenheit 451** – Ray Bradbury - Folio

Dans la veine des romans d’anticipation des années 50/70 à la Barjavel  ou à la Pierre Boule, agréable à lire mais un peu naïf et daté, en particulier au niveau du style. Certains éléments restent pourtant d’actualité : la description d’une société dans laquelle la surabondance de divertissement réduit à néant toute réflexion et esprit critique.

C’est un classique, je pense que j’aurais plus apprécié ce livre à l’adolescence, à une époque où l’on est souvent plus attentif au fond qu’à la forme.

 Extrait : Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de « faits », qu’ils se sentent gavés, mais absolument « brillants » côté information. Ils auront alors l’impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas.

Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C’est la porte ouverte à la mélancolie.

 Le téléviseur est réel. Il est là, il a de la dimension ; Il vous dit quoi penser, il vous le hurle à le figure. Il doit avoir raison tant il paraît avoir raison. Il vous précipite si vite vers ses propres conclusions que votre esprit n’a pas le temps de se récrier : « quelle idiotie ! »

  

Posté par liverty à 09:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]