La 5ème de couv

27 septembre 2017

Un mariage à la mode**, Joe Keenan (10/18, 364 p)

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Un homosexuel arriviste  et une petite noble désargentée décident de se marier pour soutirer un maximum d’argent à leurs familles respectives. Sur la base de cette idée farfelue, on devine tout de suite que le récit ne va pas s’inscrire dans la vraisemblance...

British, drôle, parfois franchement hilarant, il souffre comme la plupart de ce type d’ouvrage de lourdeurs et de répétitions dans sa deuxième partie (cf Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire), ce qui ne l’empêche pas de rester un bon choix de roman pour le jour où vous souhaiterez vous changer les idées et vous offrir une tranche de rigolade.

 Parfait pour les jours de pluie ! 

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L’âme du chasseur**, (Points, 472 p)

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Belle découverte de l’Afrique du Sud contemporaine grâce à ce roman plus orienté espionnage que polar trépidant.

 « Madiba était notre Moïse et il nous a emmenés jusqu'à la terre promise, mais il n'y avait ni lait, ni miel ». Comment construire cette jeune nation sinon en faisant collaborer les anciens ennemis d’hier, qui forment les services de renseignement d’aujourd’hui?

Les personnages attachants et complexes (un peu nombreux peut-être), leurs convictions comme leurs désillusions donnent du charme à ce road-movie un peu lent, enrichi par une réflexion intéressante sur la difficile transition post-apartheid.

2 étoiles et demi. 

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26 septembre 2017

Étrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage* (L.C. TYler, 272 p)

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Le démarrage très prometteur, riche de répliques savoureuses et d’humour vachard, s’essouffle malheureusement assez vite : l’intrigue manque un peu de peps ; les deux personnages principaux en font des tonnes et finissent par faire tomber l’humour à plat. 

A cheval entre le polar et le « roman d’humour », cet ouvrage paye peut-être la note de cette absence de choix. 

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04 août 2017

Le fils***, Philipp Meyer (livre de poche, 783 p)

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Des trois récits retraçant l’histoire de cette famille texane de 1850 à 1940, celui d’Elie justifie à lui tout seul la lecture de ce superbe livre. Enlevé adolescent par les indiens, son intégration dans la culture Comanche, décrite avec humour et minutie, apporte un éclairage rare sur la vie indienne et sur son génocide.

Le personnage de Peter, le fils, pacifiste et trop moderne pour s’intégrer dans cet univers dans lequel la loi du plus fort prédomine, assure une transition émouvante entre les époques. Seul le récit de Jeannie, la petite-fille à la vie beaucoup plus convenue, allonge un peu inutilement l’ouvrage.

De l’arrivée des colons à l’installation des derricks en passant par la guerre mexicaine, un siècle de conquête et de violence nous est raconté ici. Cette grande fresque, riche en péripéties, fait découvrir de façon très agréable tout un pan de l’histoire américaine.

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27 juin 2017

Cadres noirs*, Pierre Lemaitre (Livre de poche, 442 p)

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Une intrigue atypique qui prend pour cadre le monde du travail et son corollaire, le chômage et ses répercutions à long terme.

Si le sujet incite à la réflexion grâce à des passages réalistes dans lesquels il est facile de se projeter, le trait souvent appuyé et excessif nuit fortement à la vraisemblance de l’ensemble. De sympathique, le personnage principal imprégné par le cynisme de l'univers de grandes firmes qu’il aspire à rejoindre, devient pathétique. 

Plus une étude sociétale qu’un véritable policier.

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31 mai 2017

Le pouvoir du chien*, Thomas Savage (10/18, domaine étranger)

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Classique de la littérature américaine, Le pouvoir du chien nous plonge dans la vie de vachers du Montana des années 1920.

Cette ambiance "Western" très bien rendue sert de décor à la construction d’un thriller psychologique maîtrisé sur le thème de l’homosexualité refoulée, sujet tout à fait tabou à l’époque.

Ces qualités n’ont cependant pas équilibré, de mon point de vue, la lenteur de la mise en place et la prévisibilité du dénouement, je m’y suis souvent ennuyée. Remis dans le contexte de l’époque, il est facile de comprendre pourquoi il a fasciné et je regrette d’être un peu « passée à côté ».

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30 mai 2017

Le journal d’une femme de chambre**, Mirbeau (Folio classique, 452p)

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Ecrit en 1900 ce roman explore le quotidien de la petite et grande bourgeoisie, vue par l’œil critique d’une domestique observatrice et impertinente. Ce portrait corrosif d’une « bonne société » où règne l’hypocrisie, l’avarice, la bassesse des instincts se reflète dans sa domesticité, profiteuse, cachotière, et prête à tout pour s’en sortir.

Si le sujet étonne et séduit, la répétition des situations comme la laideur humaine qui transpire à chaque page use quelque peu l’enthousiasme du départ.

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02 février 2017

The gost Writer**/ L’homme de l’ombre, Robert Harris (Pocket, 379 p)

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Intéressant pour sa plongée dans le travail de « nègre » et d’une lecture fluide, ce roman ne laisse toutefois pas de souvenir marquant une fois remis en bibliothèque.

Efficace, cependant pas le meilleur de cet auteur. 

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Le jeu de l’ange, Carlos Ruiz Zafon (Robert Laffon, 537 p)

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L’auteur à succès de L’ombre du vent reprend ses ingrédients, et au départ la mayonnaise prend plutôt bien : personnages attachants, belles descriptions de l’ancienne Barcelone, et quelques réflexions intéressantes sur la religion. 

Puis voici qu’au milieu de l’ouvrage tout se délite. Trop de fantastique, de morts improbables, de rencontres dans les cimetières… l’ouvrage sombre dans le grandguignolesque pour ne plus en sortir. 

 Le temps perdu à cette lecture décourage d’en faire une critique plus longue. 

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07 décembre 2016

La vérité sur Lorin Jones**, Allison Lurie (Rivages, 405 p)

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Idée astucieuse que celle de lancer une biographe sur les traces de sa peintre favorite, Lorin Jones, morte prématurément. 

Ce projet se transforme vite en enquête, chacun des proches de la peintre ayant tout intérêt à paraître à son avantage dans le déroulement de ce destin tragique. Qui dit vrai, qui ment ? La personnalité de Lorin Jones était-elle vraiment celle que la biographe supposait ? L’écriture plaisante de Lurie donne tout son charme à cette partie de poker menteur et la première moitié du livre se lit très agréablement. 

La deuxième partie m’a moins séduite : le choix de situer la biographe dans un milieu de femmes homosexuelles entraîne l’auteur vers quelques clichés, le dénouement à l’eau de rose ne se révèle pas à la hauteur des promesses de la première partie.  

Bilan mitigé. 

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